Fêter Noël avec une famille toxique
- aubenetraore
- 7 déc. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 22 déc. 2025
Aubène Traoré
À Deuil la Barre, Le 07/12/2025
Les fêtes de fin d'année s'inscrivent dans une tradition culturelle et familiale. Sous des faisceaux de lumières colorées, l'heure est aux retrouvailles, aux grands repas, aux rires et au partage. Pour autant, fêter Noël avec une famille toxique peut rester une source d'appréhension, d'angoisse et de stress.

Les caractéristiques d'une famille toxique
Le terme de toxique est utilisé lors des discussions courantes pour désigner le comportement d'une personne, d'un système, d'une relation qui fait souffrir : « un époux toxique », « une famille toxique », « une institution toxique ».
Pris à son origine, ce mot qualifie un produit qui cause une mort organique par sa composition nocive. En rejoignant le langage commun, « toxique » viens désigner des comportements jamais décrits comme ouvertement dangereux, mais insideusement abusifs à l'encontre d'une autre.
Examiné à partir de l'expérience et de la parole des patients qui en font usage en séance, « toxique » prend sa dimension singulière. Comme pour madame J. qui réalise que ce qu'elle désigne de « toxique » dans sa famille correspond à une impossibilité de parler les conflits avec ses parents, et notamment son père. Ainsi, elle entend que pour ce dernier, l'ironie, le sarcasme, et les soi-disant blagues humiliantes, sont d'usage courant pour juger sa façon d'éduquer ses enfants, de choisir ses amants ou même de se vêtir.
Sous couvert d'une maltraitance ordinaire, la dite « toxicité » peut prendre la forme de paroles, de gestes et de comportements qui favorisent l'humiliation, le rabaissement, la manipulation, d'un être vis à vis d'un autre.
Ainsi, les enfants et les adultes que je reçois, parlent de leur expérience passée ou actuelle :
d'être « utilisé » dans un conflit intrafamiliale comme « sauveur » ou « tampon » entre des membres de leur famille nucléaire, au détriment de leurs propres états d'âme,
d'être nié dans leur subjectivité,
d'endosser des responsabilités qui ne leur incombe pas,
d'essayer de répondre aux impossibles attentes paradoxales d'un parent, d'une soeur, d'un aîné,
de faire face à du « chantage affectif »
etc.

Comment fêter Noël avec une famille toxique?
A l'approche de Noël, les souvenirs des situations d'humiliation, de rabaissement, de violence, d'agressions sexuelles non révélées, qui ont eu lieu au sein de la famille, se rappellent à la mémoire corporelle ou psychique.
Souvent passés sous silence par conflit de loyauté, pour maintenir l'apparente harmonie familiale, par injonction d'un secret à tenir, par peur de sa propre agressivité, ou en réponse à un sentiment de culpabilité, la souffrance générée utilisent des voies délétèrent pour se manifester :
l'anxiété,
l'autosabotage de son désir,
L
Les pensées suicidaires,
l'irritabilité,
la violence reportée sur des proches,
les échecs scolaires ou professionnels,
les conflits conjugaux,
la répétition des maltraitances,
l'isolement,
etc.
En psychothérapie ou en psychanalyse la question de passer Noël avec sa famille, malgré des liens vécus comme toxiques, se décline en d'autres questions : comment fêter Noël en famille, le faut-il, pourquoi, quel est son véritable désir ?

Est-il possible de répondre à ces questions en psychothérapie?
La psychanalyse permet par la libre association des pensées et la parole libre, de dénouer les conflits inconscients qui empêchent l'adulte d'avoir confiance en lui, qui l'inhibe dans son expression verbale, qui luo défendent de se positionner en être qui assume son désir. S'offrir le temps de découvrir ses pensées, sans aucun jugement, déconstruit la formation de ses symptômes, et donc accès à une autre voie pour dire ce que les affects ont à exprimer. Ainsi, la culpabilité, l'anxiété, les rancoeurs, les terreurs, les incompréhensions se détachent de fausses représentations, pour retrouver celles dont elles sont originaires.
Lors de séances régulières, ce processus de dénouement des conflits psychiques produit un apaisement, inspirent des solutions qui viennent de soi, ouvrent de nouvelles perspectives dans la manière d'aborder les relations, et de construire sa vie.
Pour commencer une psychothérapie avant Noël, Aubène Traoré - psychologue clinicienne, vous reçoit au 13 Rue du Crochet à Deuil-la-Barre.
Pour une urgence, quel que soit le jour, quelle que soit l'heure, vous pouvez appeler le 06.58.74.10.39.
La prise de rendez-vous est aussi accessible sur


