Pour faire des économies : c’est décidé, j’arrête ma psychothérapie!
- aubenetraore
- il y a 23 heures
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Dernière mise à jour : il y a 6 minutes
Envie d'un voyage, d'une nouvelle voiture, un déménagement , ou tout simplement marre de dépenser autant d'argent juste pour parler: « J'ai calculé combien me coûte mes séances et tout ce que je pourrais m'acheter avec cet argent...c'est décidé, j'arrête ma psychothérapie! » .

Chaque été, et pas seulement, des patients abandonnent leur psychothérapie ou leur psychanalyse se justifiant de vouloir faire des économies, ou se plaignant que « ça coûte trop cher ». Moi-même j'ai le souvenir d'avoir fait le calcul dans la salle d'attente de mon analyste: « avec ce que je dépense par moi, j'ai de quoi me payer une voiture de luxe!» En abandonnant mon analyse pour cette voiture, je ne sais pas dans quel état je l'aurais conduite, ni où j'aurais fini.
Aujourd'hui en psychanalyse, mes pensées sont centrées sur la construction de mon existence et mes responsabilités auprès des autres.
Décider d'arrêter sa psychothérapie pour une question d'argent, de prix trop élevé, pour un souci d'économies, d'une impossibilité à continuer de payer, peut paraître logique et raisonnable, tel le calcul comptable. C'est un mauvais calcul pour ce qui est de sa souffrance et de son existence.
Le discours réfléchi, préparé et organisé, par l'instance moïque, fait passer pour une mûre décision, ce qui relève en fait de l'évitement, donc de la résistance. En psychothérapie et en psychanalyse, l'acte compte et se parle. Le passage à l'acte, lui, signe l'expression d'une pensée refoulée ou censurée, qui peut faire beaucoup de dégâts.
Oui, un traitement psychothérapeutique coûte, mais pas seulement de l'argent. Il coûte en déplacement, en temps, en organisation, en énergie psychique, en effort. Dans une sphère plus singulière à chacun, il coûte d'y laisser de l'orgueil, des certitudes, une image de soi gonflée à l'imaginaire: « J'aimais bien venir discuter avec vous, mais depuis quelques temps c'est désagréable ce qu'on dit en séance, alors je préfère arrêter », « Je suis désolée mais je ne vais plus venir vous voir, bonne continuation » peuvent dire des patients ne réalisant pas que ce qui compte, ce n'est pas tant leur décision, mais le message qu'elle recouvre, la répétition qu'elle met en scène, le conflit psychique qu'elle évite, l'avancée qu'elle refuse.

Aller mieux, renoncer à sa souffrance, et pour les plus courageux, construire son existence, relève d'une denrée bien plus précieuse que des billets et des pièces : le Désir. Le traitement psychothérapique coûte de mettre son Désir sur la table, de l'engager pour soi. Mais comme l'être humain, derrière les apparences, a peu de considération pour lui-même, se maltraite ordinairement sous prétexte de se faire plaisir, l'invitation à aller mieux n'est pas toujours bien accueillie.
C'est un cadeau à soi-même que de s'offrir un espace, un temps, l'écoute exclusive d'une clinicienne pour découvrir sa parole vraie, cachée derrière la mascarade du discours de la vie courante. Si luxe il y a, il est là: pas dans le prix, mais dans le coût.
Pour commencer une psychothérapie, Aubène Traoré - psychologue clinicienne, vous reçoit au 13 Rue du Crochet à Deuil-la-Barre.
Pour une urgence, quel que soit le jour, quelle que soit l'heure, vous pouvez appeler le 06.58.74.10.39.
La prise de rendez-vous est aussi accessible sur



