Quand le vide fait souffrir
- aubenetraore
- 28 juin
- 3 min de lecture
Un clinicien ne peut être que très attentif au signifiant « vide » lorsqu'il est prononcé par un être en souffrance. Selon la structure psychique de l'être, «vide» peut être l'expression d'un manque, d'un conflit psychique, d'une menace identitaire.
Souffrir du vide
Il est courant dans la vie d'un être humain, de traverser des épisodes de « vide » intérieur. Je précise intérieur, car il se peut que les signes extérieurs, laissent paraître tout le contraire : nombreuses relations sociales, surmenage, vie festive, charge mentale, etc. Pour autant, en deça des signes extérieurs, vivre le «vide » peut être source d'une profonde souffrance.
En séances, le vide peut être parlé en tant que sensation, impression ou vécu identitaire : « quoi que je fasse, je me sens vide », « je ne m'explique pas cette impression de vide », « depuis toujours je ne suis pas là, je suis vide ». Énoncé comme la source ou la conséquence d'une souffrance, il est à entendre comme un signal adressé à l'être lui-même.
Décoléré de toute logique ou rationalité, le signifiant « vide » peut s'inscrire dans une association de pensées venant exprimer une frustration, une perte douloureuse, ou encore une angoisse d'effondrement, de remaniement identitaire.
Comment éviter le vide ?
Le vécu d'un vide intérieur peut pousser l'être à supporter des situations de vie délétères pour lui-même.
La dynamique intrapsychiques prend le contrôle, galvanisée par le discours commun: lutter contre le vide, maîtriser ses émotions, chercher à tout comprendre, à réussir, à faire jusqu'à l'épuisement, à s'occuper jusqu'au surmenage, à consommer jusqu'à l'intoxication, à travailler jusqu'au burn-out, à gagner, se remplir, être vu, et même, éviter les conflits . Est-ce efficace pour éviter le vide?

De quoi parle ce vide ?
Le clinicien, qui se forme à la technique psychanalytique, a pour éthique clinique de reconnaître et respecter la singularité de chaque être.
Utilisé par plusieurs personnes différentes, le terme « vide» ne devient signifiant qu'à partir de la chaîne d'associations libres de celui qui le prononce. Ainsi, l'être en psychothérapie puis en psychanalyse, peut découvrir ce que « vide » recouvre de sa réalité intérieure, à quel évènement est-il rattaché, à quelle affect refoulé est-il en train de se substituer? De quoi parle le vide pris dans une histoire personnelle? Quelle fonction a-t- il pour l'être ? Comment s'est construit ce vide ?
La psychothérapie peut-elle aider quand le vide fait souffrir ?
En tant que traitement psychique, la psychothérapie, permet de traverser différents processus psychiques constitutifs d'un apaisement, puis d'un nouvel investissement de soi et de sa vie. Il ne s'agit donc pas de récupérer des tips, clés ou solutions prêts à l'emploi pour tirer profit de sa séance . Le vide ne se comble pas , ni ne s'évite. En psychothérapie psychanalytique, le « vide » se dit, tel qu'il se présente à la pensée, dans les éprouvés ou les rêves. Il s'agit donc de transformer en mots, la sensation ou l'angoisse qui le signale. Dès lors, le langage ouvre les voies d'accès à la symbolisation du signifiant « vide », à l'apaisement de ce qui fait souffrir.
Pour commencer une psychothérapie :
Aubène Traoré - psychologue clinicienne, vous reçoit au 13 Rue du Crochet à Deuil-la-Barre.
Pour une urgence, quel que soit le jour, quelle que soit l'heure, vous pouvez appeler le 06.58.74.10.39.
La prise de rendez-vous est aussi accessible sur



